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Intense Art Magazine, pour la restitution d’une histoire de l’art propre au continent

Pour parler d’art africain, il faut d’abord se le réapproprier. J’ai raconté ma première rencontre avec le magazine IAM ici. À cette époque, j’achetai la première édition, dédiée au Cameroun. Le second numéro, dont je vous parlerai aujourd’hui concerne le Sénégal. Le contenu est toujours aussi qualitatif. Les portraits d’artistes et de professionnels du secteur de l’art sont riches et variés. Impossible de parler d’art au Sénégal sans parler d’Aissa Dione. Elle s’y consacre depuis des années au développement des arts textiles. J’y ai découvert Ousmane Mbaye, designer de talent ou Sophie Nzinga Sy, styliste exigeante et qui crée des collections toutes en luxe et sensualité. Le pays regorge également de nombreuses galeries et de lieux d’art. Concernant les “guests” de ce numéro, il y a Natacha Baco qui a un sens de la créativité et du détail que j’apprécie particulièrement.

Mots d’artistes et de professionnels

Nous ne nous en sortirons qu’en érigeant nos propres modèles. Il faut d’abord fabriquer les choses pour soi, et chez soi. C’est cela qui rayonnera. Simon Njami

L’image c est le pouvoir, et c est pour cela qu il est extrêmement important que nous, Africains, puissions avoir nos propres medias pour raconter notre histoire avec nos mots, notre iconographie et notre perception. Adama Paris, www.adamaparisfashionevents.com

On ne peut pas parler d’émergence et de développement d’un pays si on apprend seulement à sa jeunesse à consommer des produits importés et qu’elle ne sait plus fabriquer ses propres objets selon ses propres besoins. Ousmane Mbaye, www.ousmanembayedesign.com

Nous ne faisons pas juste de beaux vêtements, nous imaginons des vêtements qui peuvent améliorer la vie des gens en générant de l’emploi. Il est de notre responsabilité de provoquer un changement dans notre propre continent. Sindiso Khumalo, www.sindisokhumalo.com

Nous remarquons constamment que l’art africain est marginalisé et homogénéisé, comme s’il s’agissait d’une seule catégorie. Nous voulons réaffirmer qu’il est bien plus complexe et hétérogène, et que “l’art africain contemporain” n’existe pas. C’est pourquoi notre vision pour Armory Focus a été de mettre à profit l’idée de Perspectives africaines pour souligner la variété des pratiques sur tout le continent et aussi de la diaspora. Il faut espérer qu’un jour, il ne sera plus nécessaire d’insister sur “l’Afrique” dans nos activités. Yvette Mutumba, http://www.contemporaryand.com

Je remarque néanmoins que plusieurs liens indiqués sont des liens morts : www.dakart.net qui n’est absolument pas le site de la Biennale de Dakar. Le site d’Aissa Dione www.aissadionetissus.com renvoie à http://www.aissadionetissus.com/versiondemo/default.html. C’est donc une version démo qui est en ligne…Il y a également des erreurs sur certaines urls (notamment celle de l’Armory Show) et des urls qui sont caduques. Malgré ces petits couacs, le magazine demeure très intéressant à lire. C’est toujours un plaisir pour moi d’en partager la lecture.

Bookworm et grande optimiste de l’Afrique et de la vie. Contributrice sur www.munabees.com. Auteure du Petit Mémo du Primo-Accédant : bit.ly/LePetitMemoPrimoAccedant. #Art #Danse #Ecriture #AfricaEmpowerment.

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